Franchement… il y a des mauvais films, et puis il y a Entretien requis. Ce n’est ni drôle, ni émouvant, et on l’oublie avant même d’avoir eu le temps de s’énerver. Ça promettait d’être différent, mais non. C’est toujours la même histoire. Des personnages plats, des répliques recyclées, une musique d’ascenseur… tout pareil. Au bout de dix minutes, on regarde déjà son téléphone ou on pense à autre chose.
Madelaine Petsch et Jacob Scipio font ce qu’ils peuvent, mais il n’y a rien à faire. Pas d’âme, pas de rythme, pas d’étincelle. Rien. On dirait une comédie romantique fabriquée à la chaîne. Le genre de scénario écrit en mode automatique : “mets deux beaux gosses, un malentendu, un baiser à la fin, générique”. Voilà.
La réalisation de Lacey Uhlemeyer ne sauve rien non plus. Aucun ton, aucune énergie, aucun charme. Les blagues ne marchent pas, les scènes romantiques tombent à plat, et quand le film essaie d’être sérieux, c’est gênant. Tout semble fait à la va-vite, sans amour, comme si quelqu’un avait dit : “allez, c’est tourné, balance-le en ligne”.
La seule chose qui vaut le détour — et de loin —, c’est la chanson This Is the Day de The The. Elle passe deux fois, et pendant un instant on a l’impression de regarder un autre film. Elle a de l’âme, de la vie. Et c’est justement pour ça que ça fait mal : elle rappelle tout ce que cette histoire n’a jamais su avoir.
Et à la fin… rien. On ressort comme on est entré, juste plus fatigué. Peut-être même un peu vide. Ça ne laisse rien, ça n’apprend rien, ça ne provoque rien. Il y a des films qu’il vaut mieux enfermer et faire comme s’ils n’avaient jamais existé. Celui-là, sincèrement, aurait dû rester dans le tiroir.