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La beauté en suspend d’un couple et ses tourments, le temps d’un instant, lentement, qui parait pourtant durer éternellement.
Ce film nous tient. Il nous fait aimer, détester, chaque personne brillamment jouée. Il illustre avec perfection toute la violence de l’amour, à en faire douter la portée oxymorique de cette phrase. Chaque mot est un couteau aiguisé, lancé, atteignant sa cible avec brio. Pourtant, cette scène se déroulant sur nos yeux nous amène à aimer d’autant plus l’amour, puisqu’elle nous rappelle la pluralité de son impact sur nous, ce qu’il produit. Ce n’est pas l’amour qui nous détruira, c’est nous-mêmes qui parviendront à nous déchirer, ou pas. Peut-être pas. Peut-être que le déchirement est inévitable. Qu’il surgit chez tous.tes à un moment où un autre, pour nous bouleverser, nous confronter et nous pousser dans nos propres failles et retranchement. Comme une invitation à nous connaître, et à nous accepter. C’est peut-être ça, ou pas du tout.
Créée
le 18 mars 2021
Critique lue 116 fois
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