Avant le tout dernier plan, on ne voit pas trop ce qui a motivé le distributeur français à traduire le film ainsi. Certes, le personnage joue ou tente de jouer au golf, pour séduire une jeune aristocrate, mais très vite cela disparait, puisque confondu avec un prisonnier en fuite qui profite de le voir à terre, assommé (par sa balle de golf) et troque sa tenue de bagnard contre son costume, Keaton se retrouve donc en prison (Et celle dirigé par le père de la femme qu’il convoitait, tant qu’à faire) et condamné à être pendu pour évasion. Après moult péripéties dont une affaire de potence avec corde élastique, notre séducteur/golfeur/prisonnier revêt le vêtement d’un geôlier avant d’être promu directeur adjoint pour avoir coincé le rebelle tenace, avant d’être à nouveau assommé. Tout va très vite, comme toujours chez Keaton, les gags sont parfois poussifs mais la mécanique fait son office. Le dernier plan bouleverse tout. Keaton, assommé, est réveillé par la jeune femme dont il est amoureux puis la structure du plan change et l’on découvre qu’il se réveille de son premier sommeil sur le green, donc qu’il n’est probablement jamais passé par la case prison. On revient souvent au rêve chez Keaton. Cet éternel besoin d’évasion d’une condition de looser (Dans la toute première scène, le personnage est incapable de mettre une balle dans un trou) se rêvant héros malgré une multitude d’embûches. Toujours dans le but d’exister et de retrouver sa promise. Le rêve est parfois exténuant mais son pourquoi, fascinant. Chouette court, donc, à condition d’être dedans et d’aller jusqu’au bout.

JanosValuska
6
Écrit par

Créée

le 2 janv. 2017

Critique lue 307 fois

JanosValuska

Écrit par

Critique lue 307 fois

2

D'autres avis sur Malec champion de golf

Malec champion de golf

Malec champion de golf

6

JanosValuska

le 2 janv. 2017

Suivre

Balle porte-bonheur.

Avant le tout dernier plan, on ne voit pas trop ce qui a motivé le distributeur français à traduire le film ainsi. Certes, le personnage joue ou tente de jouer au golf, pour séduire une jeune...

Malec champion de golf

Malec champion de golf

6

socrate

le 14 févr. 2018

Suivre

Les portes du pénitencier !

Le titre n’est pas si mal choisi, au final, bien que l’essentiel se passe dans une prison et pas sur le green. Malec est un vrai champion, mais pas exactement celui qu’il imagine, un champion de...

Malec champion de golf

Malec champion de golf

10

Droopson

le 16 mai 2014

Suivre

Critique de Malec champion de golf par Droopson

J'ai l'impression que le titre en français a été choisi par quelqu'un qui n'a vu que le premier quart du film. Les cascades sont efficaces, l'humour n'a pas prit de ride.

Du même critique

La Maison des bois

La Maison des bois

10

JanosValuska

le 21 nov. 2014

Suivre

My childhood.

J’ai cette belle sensation que le film ne me quittera jamais, qu’il est déjà bien ancré dans ma mémoire, que je me souviendrai de cette maison, ce village, ce petit garçon pour toujours. J’ai...

Titane

Titane

5

JanosValuska

le 24 juil. 2021

Suivre

The messy demon.

Quand Grave est sorti il y a quatre ans, ça m’avait enthousiasmé. Non pas que le film soit  parfait, loin de là, mais ça faisait tellement de bien de voir un premier film aussi intense...

Classe moyenne

Classe moyenne

2

JanosValuska

le 27 sept. 2025

Suivre

Jeu de massacre.

Laurent Laffite est génial. Laure Calamy merveilleuse. Ramzi excellent. Elodie Bouchez très juste. Les trois plus jeunes font le taf : Noée Abita, sublime dans Ava ; Sami Outalbali & Mahia...