Une jeune marin (Mathieu Carrière, assez insupportable avec ses allures et sa blondeur d'éphèbe) tente de découvrir le mystère de Malpertuis, la maison de feu son oncle Cassave (Orson Welles, dans une participation anecdotique d'ogre misanthrope). Le testament de ce dernier contraint ses occupants, famille et domestiques, à y demeurer s'ils veulent hériter le magot.
Les comportements étranges et les secrets que semble recéler l'endroit détermine la nature fantastique du récit. Arpentant les couloirs de Malpertuis, Yann et le spectateur sont plongés dans une ambiance macabre et peut-être diabolique. Mais le réalisateur Harry Kummel a beau multiplier les phénomènes surnaturels, les rictus sibyllins des résidents et investir des lieux inquiétants, sa réalisation n'est pas assez inspirée et habile pour que cette débauche d'effets fantastiques n'apparaisse pas, finalement, très artificielle. Son ostentation maladroite, ses insuffisances dans l'interprétation et la faiblesse de la mise en scène tirent souvent le film vers la série Z. On peut le regretter au regard d'un dénouement assez surprenant qui, faisant appel à la mythologie, recouvre une réelle étrangeté. Cette conclusion est bien plus étonnante, en tout cas, que les incidents factices qui la précèdent.