Le ciné fantastique comme on l'aime (ou pas)
En 2009, en zonant dans les méandres de Youtube, je tombais sur un court-métrage étrangement intitulé "Mama". Je découvrais alors un court-métrage horrifique entièrement filmé en plan séquence, assez efficace dans son genre, qui m'avait vraiment fait breaker sur mon canapé.
L'an dernier, je voyais avec stupéfaction que le court allait être adapté sur grand écran. Ma question était alors "Comment adapté ce machin en film?" sachant que le court ne montrait rien d'une quelconque histoire mis a part un fantôme en colère coursant 2 mômes dans un couloir.
Et c'est la que le contre-pied est parfait, Andres Muschietti sous la production du Grand Guillermo Del Toro parvient à rendre une histoire aussi captivante que flippante avec une realisation bien menée avec une photographie magnifique.
Qu'on se le dise, les productions ou films de Del Toro sont toujours pareilles. Les thèmes récurrents de l'enfance, la colère, la tristesse, un univers flippant et onirique, comment ne pas penser à "l'échine du Diable" en regardant ce film ? Mais est-ce une faiblesse pour autant ? Mama démontre qu'il n'est pas comme toutes les bouses de films d'horreur qu'on a pu découvrir récemment et qu'on nous vend comme "les films les plus terrifiants de tout les temps". Alors oui, certains codes de l'horreur-suspens sont présents comme l'ombre qui passe furtivement devant la caméra (non ce n'est pas ce connard de pédro le chat) ou encore les longs plans silencieux qui durent 3 plombes. la 1ere heure du film est clairement dans ce registre avant de plonger dans un univers plus poétique et poursuivre avec un final bien prenant qui n'est pas sans rappeler celui du "Labyrinthe de Pan" (les plans sont quasi-identique avec carrément le même theme).
En soit Mama est un bon film fantastique pour une premiere réalisation, mélangeant bien les genres avec un casting, ma foi, plutôt honnête, une Jessica Chastain en "Mère par accident" (Qui s'est tout de même couper les cheveux avec teinture noire pour ce rôle, assez surprenant), un Nikolaj Coster-Waldau (Le Lannister qui fait des choses pas bien avec soeurette) dans un double rôle assez sympathique et une mention spéciale pour les rôles des 2 jeunes soeurs, actrices quasi inconnue, sauf Megan Charpentier (qu'on peut apercevoir voir très rapidement dans cette sombre merde de film qu'est "Resident Evil 5") très touchantes et qui jouent toujours de maniere juste. Pas étonnant que le film ai remporté 3 prix à Gerardmer cette année.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.