Mammoth revendique dès son générique d’ouverture un geste parodique à l’égard du genre investi, rappelle en cela Arack Attack (Ellory Elkayem, 2002), sans pourtant disposer de l’intelligence nécessaire pour mener à bien une telle entreprise ; en résulte une production longuette, qui dilue ses scènes d’attaques numériques – laides, certes, mais on a vu pire ! – dans des sous-intrigues inutiles s’aveuglant à la bêtise intrinsèque des personnages. La mise en scène oscille entre idées fonctionnelles, que nous suspectons d’ailleurs de provenir d’autres films, et amateurisme (in)volontaire, donnant à l’ensemble un aspect négligé et, somme toute, banal. Dommage car le générique d’ouverture grand-guignolesque s’avérait amusant !