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Mandroïd
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Mandroïd

Film DTV (direct-to-video) de Jack Ersgard (1993)

Paie ton résumé VHS qui spoile tout et renomme le projet en mode débilitant. Bon, dans le film, il s'appelle le Superion ; je ne sais pas qui a merdé entre les doubleurs refusant de prononcer un tel terme ou le traducteur de la jaquette qui s'est amusé.


En tout cas, c'est balaise le Superion, même plus que l'essence de patates. Car en plus d'être un carburant à haut rendement, c'est aussi un traitement pour toutes les maladies humaines connues (il apporte "l'ultime niveau de puissance absolue"). Mais ce n'est pas ce produit miracle qui passionne les investisseurs de la CIA, non, c'est plutôt le robot mis au point pour pouvoir faire le service lors des réceptions et trimballer le champignon à l'origine du Superion dans une pièce trop chaude. Designé comme un pied, il est un des attrait nanars préférentiels de "Mandroïd".


Débutant comme une série B tout ce qu'il y a de plus banale, le métrage de Charlie s'enfonce progressivement dans le nawak sympatoche, avant de poursuivre inexorablement sa chute vers les tréfonds de la nullité affligeante. Le scénario s'effiloche, les quelques acteurs tournent en rond sans plus trop savoir quoi faire, les maigres retournements de situation n'ont pas vraiment de sens, bref, on sent que ça improvise pour tenir la durée règlementaire.


Mais reconnaissons tout de même à "Mandroïd" de proposer quelques éléments divertissants, tels ce vieux professeur rendu fou par sa défiguration chimique et qui se plait à se faire pratiquer une chirurgie esthétique faciale dans un sous-sol humide, sur une planche entourée de bougies (sûrement pour l'asepsie), alors qu'il dirige lui-même l'intervenant en lui expliquant en temps réel quelles incisions il doit pratiquer (!). Le résultat ne doit pas lui plaire, car il se fait fabriquer un masque par un clodo muet qu'il a trouvé dans le coin et qu'il immédiatement transformé en Igor qualité 100% château maudit.


On a aussi un homme en état d'invisibilisation qui dégage quasi-complètement du scénario (il est en observation), avant de revenir par la grande porte à la fin du générique où une suite est annoncée : "Invisible, les chroniques de Benjamin Knight" ! Et elle existe bien, tournée dans la foulée.


Enfin, la fusillade terminale est un exemple parfait du j'menfoutisme courant du genre, avec des gars qui se tirent dessus à 2 mètres au fusil-mitrailleur, soit sans se toucher, soit en en prenant 30 balles dans le buffet sans mourir. On sait désormais où John Woo a puisé son inspiration.


Pour du Full Moon, Mandroïd se laisse donc regarder, sans qu'il faille en attendre des miracles de nanaritude.

Créée

le 3 mai 2020

Critique lue 127 fois

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