Déjà le film est esthétiquement beau avec un noir et blanc superbe en forme d'ode à la ville de New-York et la musique de Georges Gershwin. Ensuite les relations entre les trois personnages principaux s'avèrent passionnantes puisque la seule à paraître sincère dans ce petit jeu est Mariel Hemingway (avec au passage une jolie défense des amours intergénérationnels). Les deux autres mentent, privilégiant le "paraître" à leur véritable ressenti, que ce soit sur le plan affectif, sexuel, culturel (la séquence où Diane Keaton glose sur un cube d'acier est à ce propos fabuleuse). En fait une critique du snobisme, de la suffisance et même d'une certaine hypocrisie. Allen nous explique que l'homme est un être imparfait, ce qui ne l'empêche pas de rendre ses personnages attachants. C'est beau, c'est fort et le ton adopté ne peut que nous ravir.