Une vraie déception, pour un film considéré (avec "Annie Hall") comme la quintessence du cinéma de Woody Allen.
Indéniablement, la mise en scène est le point fort de "Manhattan", avec une très belle photo en noir et blanc sur la musique de Gershwin, sublimant cette plongée dans la ville vénérée par le réalisateur.
J'ai également apprécié la tonalité mélancolique des images et la subtilité de certaines répliques teintées d'humour noir. Des dialogues foisonnants et percutants qui sont comme d'habitude au cœur de l'œuvre allenienne.
Le problème, c'est que le récit ne m'a semblé ni captivant ni réellement profond.
Sans aller jusqu'à m'ennuyer, je n'ai pas ressenti de véritable empathie pour ces personnages égocentriques et névrosés.
Il faut dire que j'ai eu le malheur de voir le film en VF, et le doublage français de Mariel Hemingway donne l'impression que l'héroïne est attardée mentale...
Sinon Woody Allen acteur est toujours aussi pénible qu'attachant, et Diane Keaton ne m'a pas transcendé, au contraire de Meryl Streep, charismatique dans un second rôle corrosif, celui de l'ex-femme ayant viré lesbienne...
Voilà, "Manhattan" n'apparaît ni désagréable ni inintéressant, mais eu égard aux attentes suscitées par son illustre réputation, je suis malheureusement resté sur ma faim.