Nostalgique des vidéo-clubs, des séries B cradingues conseillées par le vendeur, des petits cinoches de quartier, c'est ce cinéma-là du vendredi soir qui me manque. Et par la même occasion Bill Lustig. Dont la passion pour les films d'action et d'horreur transpirent dans ce Maniac Cop 2.
Pour cette suite, c'est plus de tout. Plus d'action, de moyens, d'explosions, de sang, de violence. On s'en tape de la crédibilité. Comment a pu faire Matt Cordell (à qui Robert Z'Dar prête une nouvelle fois sa gueule inimitable) pour survivre ? Comment il arrive à voler une bagnole de flic ? À surgir dans un commissariat pour défourailler à tout va ? Pour être toujours là où ne l'attend pas ? L'ambition de Lustig, pour avoir suivi pas mal de ses masterclass, a toujours été de divertir le public. On peut être cinéphile, s'être construit une culture cinématographique à travers les films de genre (il cite beaucoup Argento, Bava, Romero, Peckinpah) et ne vouloir que faire passer un bon moment à ses spectateurs.
Dans cette suite, il a le courage de
faire mourir les protagonistes de Maniac Cop rapidement pour introduire de nouveaux personnages en admettant que tout avait été dit sur eux.
Il s'inspire aussi des films de kung-fu pour ses cascades comme quand Matt propulse le chef de la police à travers le décor. De Terminator pour l'attaque du commissariat. Et il approfondit le passé de Matt.
Une suite bien meilleure donc que l'originale sortie deux années plus tôt.