Petit film fort sympathique de Charlotte Schioder.
Elle même joue le rôle de Babette, danseuse contemporaine dans le film et dans la vraie vie. Dans la fiction, Babette se voit encouragée à héberger un musicien percussionniste congolais sans-papiers (Edo) dont elle finit par tomber amoureuse. Une petite histoire de souris blanche vient temporiser et influencer la relation qui s'installe entre Babette et Edo.
Le film, bien que ne pouvant pas renier son côté un peu artisanal, n'est pas dénué de charme et fait preuve de beaucoup d'humour (Les croyances africaines d'ensorcellement, le chat qui a peur de la petite souris, le jeu de mot du titre lui-même, qui laisse penser que c’est un prénom africain mais en réalité le nom de la souris…).
Le film aborde également le choc culturel entre le mode de vie occidental et la conception familiale africaine. Le tout sans prendre parti et tout en finesse. Enfin, on prend plaisir à voir à l'œuvre la célèbre chorégraphe Jamaïcaine Elsa Wolliaston, grâce encore au premier métier de danseuse de la réalisatrice : et cela est également tout à fait réjouissant.
La chute de l'histoire du moyen métrage est éventuellement discutable mais on sourit (sans jeu de mot !) beaucoup tout au long de ce petit film fort sympathique.