9
le 29 déc. 2013
SuivreL'ennemi intime.
Ceci n'est pas un flim sur un super-héros courant le marathon plus vite qu'un somalien munie d'une carte de cantine (humour beauf style ). Non, je préfère vous prévenir tout de suite, histoire de ne...
bonjour et bienvenue sur ma critique de marathon man, un véritable monument du thriller des années 70, un film qui réussit à installer une tension presque permanente et à maintenir le spectateur dans un état de malaise et d’incertitude. Dès les premières minutes, une atmosphère étrange et inquiétante s’installe, et le film ne cesse ensuite de faire monter la pression. Le suspense est tout simplement hors norme : chaque scène semble cacher une menace, chaque personnage peut devenir suspect, et l’on ne sait jamais réellement ce qui va arriver.
L’ambiance du film est également exceptionnelle. Il y règne constamment quelque chose de sombre, de paranoïaque et d’oppressant. Les décors, la photographie et la musique participent parfaitement à cette atmosphère. Même dans les moments les plus calmes, on sent que quelque chose ne va pas. Le film joue énormément sur cette attente et cette inquiétude, donnant l’impression que le danger peut surgir à n’importe quel moment.
un casting, absolument au top. Dustin Hoffman est remarquable dans le rôle de Thomas « Babe » Levy, un personnage plongé malgré lui dans un cauchemar qui le dépasse. Son interprétation rend son personnage extrêmement humain et permet au spectateur de ressentir sa peur et sa vulnérabilité. Face à lui, Laurence Olivier est terrifiant dans le rôle de Christian Szell. Son calme glacial et son absence apparente d’émotion le rendent encore plus inquiétant. Roy Scheider apporte également énormément au film, avec une présence charismatique qui contribue à maintenir cette sensation de danger permanent.
Même Marthe Keller, qui apporte au départ une présence rassurante au personnage principal, devient peu à peu un personnage ambigu et mystérieux. Le film réussit vraiment à faire douter de tout le monde… Du grand délire !
L’une des scènes les plus marquantes reste évidemment la torture dentaire, devenue mythique dans l’histoire du cinéma. Elle est terrifiante précisément parce qu’elle est filmée avec une sobriété glaçante. Pas besoin d’un déluge de sang ou d’effets spectaculaires : la situation suffit à provoquer une véritable sensation de douleur et d’angoisse chez le spectateur. La question répétée de manière presque innocente — « c'est sans danger ? » — rend la scène encore plus insupportable. C’est une séquence d’une efficacité redoutable, qui démontre comment le cinéma peut créer une peur viscérale avec très peu de moyens.
La réalisation de John Schlesinger est fabuleuse. Il prend le temps d’installer ses personnages et son intrigue, tout en construisant progressivement une tension qui devient de plus en plus étouffante. La mise en scène est précise, intelligente et particulièrement efficace dans les scènes de suspense. Schlesinger sait également jouer avec le rythme : les moments de calme ne font finalement qu’accentuer la violence et la tension des scènes qui suivent. et vu la complexité du scénario, c'est juste remarquable.
Bref une pure merveille, un époque ou le polar était quand même au top niveau ( les 3 jours du condor, french connection, etc..)
la bise
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes les films que j'adore (mais y 'en a d'autres aussi ) pas forcement dans l'ordre, ben keketufouladedans toi ?, Les films qui ont changé votre vie, Les meilleurs films des années 1970 et Les meilleurs films de gangs
Créée
il y a 1 jour
Critique lue 20 fois
9
le 29 déc. 2013
SuivreCeci n'est pas un flim sur un super-héros courant le marathon plus vite qu'un somalien munie d'une carte de cantine (humour beauf style ). Non, je préfère vous prévenir tout de suite, histoire de ne...
4
le 31 juil. 2019
SuivreJe n'avais jamais vu ce classique dont on me disait beaucoup de bien et j'ai profité de son passage sur TCM pour combler ce vide. La douche froide. C'est complètement nul, je n'en reviens pas. Un peu...
9
le 28 juin 2016
SuivreMarathon Man appartient à ce style nouveau de films de politique-fiction apparu au cours des années 70 et illustré par les 3 Jours du Condor ou A cause d'un assassinat . Le roman de William Goldman...
10
le 1 mai 2023
SuivreBonjour et bienvenue sur ma critique de " chute libre ', le film préféré des psys californiens.La première fois que j'ai vu ce film, je travaillais sur Paris. Je prenais les transports en commun et...
10
le 1 mai 2023
SuivreCe film a plus de 30 ans et pourtant il est toujours autant jouissif dans la réalisation, dans les dialogues fabuleux, dans le scénario très malin et des acteurs extraordinaires à peine connus à...
8
le 17 déc. 2019
SuivreBonjour et bienvenue sur ma critique du dernier train pour Busan. Je vais faire court, rapide et bref. J'ai pu lire que certains crachaient sur les films américains de zombie en passant par la Corée...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème