Maria
6.3
Maria

Film de Pablo Larraín (2024)

Voir le film

Réalités et illusions ........

Vive la musique !



Dans les ruelles, virtuelles et numériques, du site SensCritique, je viens de lire des bons textes relatif au dernier né cinématographique de Pablo Larrain, chilien et citoyen du monde !


Ami.e lecteur.rice, je vous propose un texte autour de " Maria" mais qui se veut alternatif et complémentaire à ceux déjà fort pertinemment écrits sur le support de SensCritique ..........


".....Vous êtes né artiste ou vous ne l'êtes pas. Et vous restez un artiste, même si votre voix est moins un feu d'artifice. L'artiste est toujours là........" ( Citation de Maria Callas).


Fidèle à mon habitude, voici, pour commencer, un lien internet quant au réalisateur Pablo Larrain :

https://www.resmusica.com/2025/02/09/maria-le-film-de-pablo-larrain-callas-requiem/.


Une idée de comparaison :


Un autre cinéaste chilien, Raoul Ruiz, traite des relations entre le réel et l' imaginaire. Certes comparaison n' est pas raison . Toutefois, le " Maria " de Pablo Larrain peut aussi être lu comme un hommage implicite à Raoul Ruiz. ( Voici un lien relatif aux cinéastes chiliens : filmhttps://www.universalis.fr/classification/arts/cinema/cineastes-metteurs-en-scene-realisateurs/cineastes-d-amerique-du-sud/cineastes-chiliens/).


La perception du réel et la vigueur de l' imaginaire emmêlées !



Ce long métrage , original et mystérieux, semble explorer les intrications entre ce qui semble réel, objectif et tangible, et les arguties fantasmatiques dans le cerveau de Maria Callas sur une période d' une semaine à Paris. Les parties , filmés en noir et blanc, illustrent les souvenirs de Maria et je peux supposer que cela s' appuie sur du réel, passé et nostalgique, mais bien réel , bien que les souvenirs soient souvent arrangés .Nous sommes, toutes et tous , partiaux, partiels et nullement objectifs ! Tant mieux !

Les passages, en petit format, paraissent comme des images de documentaire, artificiellement vieillies par les logiciels ad hoc. Mais , les passages colorés et au présent de cette semaine à Paris, pour la Callas , enchevêtrent le réel, le rêve et les illusions, voulues et non, par le cerveau trop médicamenté ( Mandrax et Mandraxe)de cette cantatrice majeure du siècle précédent.Voila le point fort de cette œuvre cinématographique, analytique et sinueuse, avec de magistraux déplacements de caméra qui soulignent la précarité de la santé de Maria.

( Cf. Les plans séquences d' ouverture et de clôture).

Bravo à Pablo Larrain et à toute son équipe qui livre, ainsi , un " biopic " heureusement atypique et réussi de mon point de vision .D' ailleurs, au passage , définir tout film par un genre , c ' est toujours réduire le long métrage en le plaçant dans des casiers, pire des cases, et , du reste, que signifie vraiment donner une " note" à un film ! Idem, quant à la prestation d' un livreur comme Souleymane, cher à Boris Lojkine !


Maintenant, regardons dans le rétroviseur !


Après avoir travaillé les vies de Jackie Kennedy dans " Jackie" ( campée par Natalie Portman), et la destinée de Lady Diana dans "Spencer", Pablo Larraín réunit les deux amours de sa vie : le cinéma et l'opéra. Avec " Maria" , il ausculte les derniers jours de celle qui a bouleversé l’interprétation lyrique selon les spécialistes de l' Opéra . C'est donc "l'histoire de quelqu'une qui a chanté tant de fois des tragédies, jusqu'au point d'en devenir une .....", explique Pablo Larrain . Dans la bande originale figurent , par exemple , des extraits des opéras de La Tosca, de La Traviata et de Madame Butterfly, et cetera ...


Au microphone de Radio France, Pablo Larrain déclare:


"........J'ai choisi de montrer les derniers jours de Maria Callas parce que cela me semblait le moment idéal pour faire le point sur sa vie passée, de regarder en arrière. Maria Callas a eu une vie très particulière, très belle et très tourmentée. Avec ces derniers jours, j'ai voulu essayer de comprendre qui elle était, qui était ce personnage, en partant de la musique. Toujours par le prisme de la musique.... Elle essaie de retrouver sa voix et se rend compte qu'elle a passé la plupart de sa vie à s'occuper de sa voix, de ses relations amoureuses et pour la première fois, elle va s'occuper d'elle-même .........". ( Cf. Émission sur Radio France).


Signalons la performance d' Angelina Jolie qui , après moultes péripéties et un entraînement long et difficile, chante réellement au fil des scènes.

Remarquons aucune originalité fondamentale dans la manière de filmer ce récit visuel et sonore qui pose les questions essentielles de la vie quotidienne face à la vie publique............


Suggérons à Pablo Larrain qu' il pourrait inventer un film autour d' Aristote Onassis. Cela constituerait alors une trilogie :

Jackie,

Maria

Et

Aristote ! Mais il doit avoir probablement d' autres projets en tête je présume..........


Le progrès peut être, parfois , un regret.

Par exemple, demandez à tout directeur de la photographie ( film ) ou tout photographe professionnel ce qu' ils/ elles pensent du numérique ?....Ils / Elles préfèrent la vraie pellicule au numérique pour toute vraie création visuelle ! Par contre le numérique est plus performant, quant au son, maintenant que jadis.

Le septième art est l' art de la projection avant tout !

Découvrir un film sur un écran avec les bobines qui tournent dans le projecteur et la légère vibration des images sur tout écran ( en salle) est plus vivant et mystérieux avec les bobines de film en 70 mm , voire en 35 mm, qu' avec des caméras numériques uniquement !

Par exemple, qui pourrait reproduire ,aussi bien , le " Barry Lyndon" du génial Stanley Kubrick actuellement ? Hélas personne même si , ici et maintenant, il y avait un clone vivant de ce génial créateur !


En attendant le prochain film de Pablo Larrain , continuons d' aller en salle de cinématographe !


Gérard Michel




Iloonoyeil
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Créée

le 10 févr. 2025

Critique lue 26 fois

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