Julien Duvivier fut des années 20 à la fin des années 50 un éclectique et plutôt talentueux cinéaste passant facilement de la comédie d'ambiance Front Populaire : La Belle Equipe, le film policier à la Simenon : Panique, jusqu'à la noirceur académique : Marie Octobre.
Mais avec ce Marianne de ma jeunesse, on est dans une catégorie étrange qui relève du conte féérique, fantastique, avec des réminiscences d'expressionisme allemand dans le traitement photographique et une inspiration surannée proche de l'esprit scout des récits peuplant la Bibliothèque Verte que, collégien, je lisais autrefois.
Ce jeune pensionnaire qui, amoureux transi, est fasciné par cette fille qu'il ne cesse de chercher parait bien daté par la direction d'acteurs. Certes, le débutant Pierre Vaneck à l'expression séraphique ne s'en sort pas si mal mais l'onirisme affiché de la mise en scène parait quand même bien fabriqué.