Marty Supreme est largement inspiré du joueur de Ping Ping Marty Reisman en 1952 lors de sa tentative de participer au plus grand tournois de Ping Pong de l'époque. Ca n'est absolument pas un biopic et encore moins un film de sport car c'est avant tout une semaine d'embrouilles complètes entre escrocs et prolos des ghettos new yorkais de l'époque.
C'est du véritable cinéma punk, pas dans la réalisation mais dans le propos et la narration. Le rythme est hystérique avec des personnages toujours à la limite de péter les plombs à cause du chaos dans lesquels ils se plongent eux même. La photographie est absolument splendide. Chalamet montre qu'il est parti pour être le nouveau DiCaprio capable d'incarner des personnages impossibles, le cast est mortel. Les musiques synthawes sont à tomber et donnent une ambiance singulière et sensitive à un intrigue se déroulant en 1952. Le film est d'une générosité folle en actions et moments mabouls. La scène de la baignoire est désormais dans mes dix scènes cultes de cinéma mais je n'en dirais pas plus.
On fini le visionnage complètement galvanisé, c'est le genre de film qui frappe fort et renverse la table. Ne regardez surtout pas la bande annonce car ça vend le film complètement à l'envers.
Josh Safdie avait réalisé avec son frère le très électrique "Uncut Gems" dont on ressort épuisé malgré l'originalité de la narration. C'était génial mais fatiguant. Pour Marty Supreme, le rythme parfait, c'est incroyablement maitrisé. Mais ne démarrez surtout pas le film fatigué ou avec un début de migraine, car c'est un plongeon dans une succession de séquence frénétiques.
Marty Surpeme est l'une des plus grosse réjouissance ciné des cinq dernières années.