Divertissant car : de l’humour satirique qui nous fait un peu sursauter, des idées de mise en scène franchement bonnes (les abeilles, la baignoire), des acteurs flamboyants, une perception du sport sous le prisme de la société du spectacle de Guy Debord plutôt juste.
Mais on s’attend à être justement pas que diverti.
Commençons déjà par son personnage principal. On veut peut-être s’attacher un peu plus à ce personnage odieux dont le comportement est pas trop crédible. Rappelez vous les phrases qu’il balance, franchement qui dit ça ?? Moi j’y crois pas.
En fait j’ai la sensation que Josh Safdie nous prend un peu de haut, qu’il nous balance un personnage détestable pour l’audace, et se fiche des spectateurs. En fait c’est Josh Safdie qui se prend pour une super star. C’est lui qui a du Marty dans le crâne, et non Chalamet comme on l’a souvent entendu. Bref, ils en ont fait des TONNES pour la promo, notamment en France. Tout ça pour qu’on se moque un peu de nous : non ce personnage n’est pas cool, n’est pas inspirant, verse quand même sa petite larme comme tout le monde devant un bébé, et puis au passage, apprenez que quand la guerre est finie en fait elle est pas vraiment finie… Ok merci.
Franchement ce film m’a mis le seum. Pendant toute la promo, Chalamet n’a fait de répéter “Crois en tes rêves et les autres on s’en bat les couilles” (c'est devenu un meme). Mais le film dit quoi ? Que cette mentalité marche pas. Tu ne resteras qu’un clown au service des élites. Ce film est hyper cynique.
Et si il a un Oscar, et que dans le discours on trouve un quelconque “il faut croire en soi pour réussir”, ça sera une masterclass de cynisme.
Je termine avec ça : un humain dans notre société c'est quoi ? C'est un spermatozoïde qui s'est cru champion, mais qui n'est qu'un bébé de plus qui hurle “Everybody wants to rule the world” dans une pouponnière. Voilà ce que dit vraiment le film.