Se construit en deux temps distincts qui se répondent. Le concept est radical, singulier, et ne cherche jamais à adoucir son propos. La première partie relève du traumatisme brut, la seconde glisse vers quelque chose de plus métaphysique, presque expérimental.
La violence est frontale, parfois écœurante. Elle ne sert pas seulement à choquer, elle installe un malaise durable. Le corps est mis à l’épreuve de manière extrême, jusqu’à devenir un territoire de questionnement philosophique. On peut rejeter cette démarche, mais on ne peut pas la qualifier de gratuite.
Ce qui surprend, c’est l’étrange beauté qui traverse le film. Une austérité visuelle, une forme de pureté froide, presque mystique. Derrière l’horreur, il y a une réflexion sur la souffrance, la transcendance, et la limite entre croyance et barbarie.
Un film difficile, marquant, à voir en sachant qu’il ne laisse pas indemne.