Un célèbre voleur à la retraite entreprend de voler La Joconde. Pour cela, il recrute deux jeunes experts dans leur domaine, avant de leur révéler qu’ils sont frère et soeur et… qu’il est leur père. Ils vont devoir apprendre à s’apprivoiser s'ils veulent réussir le casse du siècle.
Lorsque le catalogue de Prime Video vient s’enrichir d’un nouveau film, c’est un peu Noël avant l’heure (:ironie:). En effet, la filme d’Amazon à cette particularité de ne produire (ou d’acquérir) que des films français bas de gamme qui viennent s’échouer sur sa plateforme dans le seul et unique but de venir garnir son catalogue pour contenter ses abonnés peu regardant sur la qualité.
Et Masterplan (2026) n’est clairement pas là pour me contredire. En même temps, difficile de faire autrement avec Thomas Vincent aux commandes (sa filmo aussi hétéroclite que incompréhensible se passe de commentaire). Cette coproduction Gaumont (franco-italienne) n’a pas eu les honneurs d’une exploitation en salle et on comprend assez vite pourquoi, face à un scénario aussi quelconque, terriblement prévisible et à tiroirs (c’est interminable).
Le film est d’une vacuité confondante, à défaut d’être un film de casse réussit et/ou palpitant, il se contente de surfer sur l'image du "Paris de carte postale" avec une histoire invraisemblable du vol de La Joconde (et de tunnels abandonnés sous la Seine) orchestré par un dandy et deux trentenaires qui ne seraient pas foutus de voler un iPhone dans un AppleStore. Le trio Tucci, Tabasco & Belmondo n’est pas mauvais en soi, mais il n’a rien d’intéressant non plus. Stanley Tucci reste égale à lui-même face aux deux jeunes acteurs qui ne font que le strict minimum.
Le pire, c’est que rien n’est fait pour que l’on n’y croit, même ne serait-ce qu’un chouia. Rappelons quand même que nos deux experts en cambriolage sont recrutés sur le dark web via une appli (non, ne riez pas), on évitera aussi de trop s’attarder sur cette fumeuse histoire de filiation grotesque. Quant au casse du Louvre, le film se vautre dans des séquences délirantes (l’infiltration du système de sécurité en réalité virtuelle, sérieux ? Sans parler du déplacement de La Joconde effectué par des vigiles, à quel moment on est censé prendre ce film au sérieux ?). En fait, rien n’est fait pour nous accrocher à l’intrigue, y-a toujours ce je-ne-sais-quoi qui vous en extirpe et vient vous ramener à la réalité. Sans oublier que le film s’avère beaucoup trop long pour ce qu’il a à raconter (le 3ème acte est superflu, on aurait pu faire l’impasse et ainsi, s’économiser 30min).
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