Eh oui, cela fait déjà plus de 100 ans que la petite espionne qui travaillait pour le Kaiser a été fusillée sans tambours ni trompettes… rectification : il y avait des tambours et l’exécution s’est faite dans l’intimité très militaire. En effet, on n’avait en effet pas le temps de monter une guillotine, car on avait en ce temps-là bien d’autres chats à fouetter : il fallait bouter le boche hors des frontières !
Le film semble bien documenté mais est forcément romancé ; reste à savoir à quel point. En tout cas, notre Jeanne Moreau porte très haut le fllm sur ses épaules, entourée d’une excellente distribution (Trintignant et Rich notamment). Etrangement, le film cherche quelque peu à dédouaner la traîtresse, cherchant même à en faire une… héroïne ?! (ouais, carrément !).
Il faut dire qu’évidemment le sujet très romanesque s’y prête et malgré quelques longueurs fort regrettables, le film restitue bien l’atmosphère de l’époque ainsi que la psychologie de l’espionne, maligne et fleur bleue à la fois. Un film assez digne d’intérêt mais surtout magnifié par notre Jeanne nationale, à la hauteur du défi.