(référence à Madonna dans le titre > done)
Vendu comme une rom-com, Materialists est en réalité une critique envers l'hypocrisie de notre monde quant aux relations amoureuses, à la robotisation de nos choix et la prévalence de critères pré-établis au moment de se décider à ne serait-ce que donner une chance à un(e) prétendant(e).
Si les matchmakers ne sont pas nouveaux et que les applications n'ont fait que remplacer les agences matrimoniales, le film parlera probablement un peu plus aux générations qui ont connu la période pré-Tinder qui est véritablement l'application qui aura pavé la route aux Bumble, Hinge et mille autres options plus ou moins niches qui semblent aujourd'hui inévitables.
Pour un millenial, impossible de ne pas penser à ses ami(e)s (ou à soi-même, si célibataire) lorsqu'on voit la cruauté et le cynisme de la "vraie vie" exposé par la réalisatrice sud-coréenne. Le jeu de Dakota Johnson et ses deux compères, tous presque désincarnés, allant à merveille avec le récit.
Dommage toutefois que Celine Song n'aille pas jusqu'au bout de son propos. C'est bien beau de critiquer des dérives de la société, mais si c'est pour s'y plier sur la fin, on perd un peu en saveur.
Mais on pardonnera Materialists qui se rattrape par une superbe cinématographie et une BO de très bon goût.