Des sourires parfaits, des cafés instagrammable, une Dakota Johnson en stéréotype de la femme moderne chic et urbanisé, tiraillée entre un Chris Evans et un Pedro Pascal.. ( casting de la gloire ).
Ici, on a tout d’une comédie romantique.
Mais ce film n’est pas aussi naïf.
Il est plutôt une satire du capitalisme sentimentale et du cliché bateau de « mon cœur balance… est ce que je l’aime pour ce qu’il est ou pour ce qu’il m’apporte ? »
« Evidemment on a besoin de rien, l’amour c’est l’essence même du bonheur»
Materialists veut représenter l’absurdité des relations modernes.
Et il le fait très bien.
Les dialogues sont vides et nuls, il y a aucune alchimie entre les personnages. Les mises en scènes représentes les classes sociales ; les appartements au design richissimes sont froids, face à une collocation de mec fauchés qui regorge de vie.
Les décors de NY sont du vus et revus, et les repas sont juste photogéniques, ne me donne même pas faim.
Même les moments censés être romantiques deviennent une obsession sur le statut social et la valeur matérielle.
Ce film n’est finalement pas du tout une comédie romantique, mais plutôt une satire sur ce que l’amour est devenu dans un monde où tout est faux, tout se compare, s’achète et se « calcule ».
L’amour n’est plus que intérêt, apparence, et matériel.
Donc très bien joué, très bien écrit, très bien réalisé, j’ai beaucoup aimé.