Ça se laisse regarder pendant la première moitié parce que Dakota Johnson se débrouille pas trop mal pour porter l’histoire, le soucis c’est que ça ne raconte pas grand chose à part des banalités et de la mièvrerie avec une vision médiocre sur les relations conjugales.
On s’attend à une comédie un peu grinçante avec Pedro Pascal et Chris Evans qui ne se sont jamais vraiment illustrés dans la pure romance ou je n’en ai pas le souvenir.
Il y avait moyen de jouer avec leur image de héros lisse de Marvel/Disney dans laquelle ils se sont enfermés pour enfin élargir leur palette émotionnelle et essayer d’être drôle dans un contexte terre à terre et sans effets-spéciaux.
Malheureusement la réalisatrice impose ici un registre très premier degré et il n’y a quasiment aucun humour.
Pedro Pascal est inconsistant, cantonné à un rôle d’homme riche qui se cherche juste une femme trophée et qui se trouve être en incapacité d'être spontané.
Ça commence à devenir un running gag après son fadasse Joël dans « The Last of Us » où il laisse Bella Ramsay prendre toute la place puis avec "The Madalorian" où il est masqué 90% du temps et où on lui a visiblement demandé d’être le plus inexpressif avec le moins de personnalité possible.
Soit il faut qu’il s’impose plus dans l’orientation de ses rôles ou alors c’est juste un acteur limité.
Chris Evans tente quelque chose mais on le sent bridé soit par le scénario ou par ses capacités et c’est un ratage également.
Il joue l’éternel amoureux qui sera fidèle jusqu’au bout à cette femme matérialiste qui l’utilise et le jette au gré de ses relations et péripéties.
Ce qui donne une sensation bizarre lorsque Lucy cède enfin à l’amour véritable d’un "pauvre", ce qui pourrait sonner comme l’aboutissement d’une vision cynique des relations amoureuses, le film lance quelques pistes en ce sens.
Mais non ça ressemble vraiment à la fin la plus heureuse et la moins hypocrite que l’on pouvait espérer.