La dernière chose que j'attendais du cinéma Arlequin à la sauce ultra-sucrée de la culture US, c'est bien une analyse d'une vraie justesse de toutes les mauvaises raisons qui pilotent nos choix vers un partenaire de vie. Surtout dans une Amérique où l'apparence et le fric conditionnent les "cases à cocher" de façon assumée.
Quelle surprise ! D'abord D Johnson, sirène pudique et lucide, dont la réalisatrice va saisir à merveille toute les nuances de son personnage, de la sensualité à la fragilité, en passant par la manipulation. Plans alternés, regards, costumes, cadrage, lumière, une vraie réussite. Ce qui détonne dans cette histoire bien écrite et qu'on pourrait croire cousue de fils blancs, c'est l'honnêteté. Les questions sont posées sans échappatoire, trouvent des réponses pas très confortables, mais franches. Ni cynisme ni jugement sur les profils qui expriment des critères de choix matrimoniaux parfois délirants, plutôt une mise en perspective salvatrice.
Au final, cette touche de romantisme ne cacherait-elle pas un fond de vérité ?