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le 4 mars 2014
SuivreMaximum Overdrive
Stephen King est réputé pour ses bouquins et nombreux furent adaptés au cinéma. On a eu des perles telles "Shining" (Stanley Kubrick), "Carrie au bal du diable" (Brian De Palma), "Christine" (John...
Maximum Overdrive intéresse sur un plan narratif parce qu’il rappelle l’attachement de Stephen King à l’écriture de vignettes juxtaposées qui, sans lien véritable, construisent la thématique d’ensemble : même un chef-d’œuvre comme It procède par énumération de morceaux d’intrigues et d’époques qui prennent sens et ampleur dans la marche de la lecture, place de choix offerte au lecteur. Cette esthétique littéraire s’applique mal au cinéma, produit un effet d’interruption et de discontinuité d’autant plus dommageable qu’il souffre de la répétition d’une séquence similaire, à savoir une rapide exposition de personnages dans un lieu défini (le restaurant routier, le terrain de baseball, l’autoroute, le pont), l’explicitation d’un élément perturbateur conduisant à un déchaînement de violence. Le spectateur se lasse rapidement de cet enchaînement mécanique, quoique pertinent compte tenu des machines représentées ; il peine aussi à s’attacher aux protagonistes, ici sous-écrits voire franchement antipathiques. La reprise de motifs chers au romancier amuse, à l’instar de sa fascination pour les égouts dans lesquels déambulent des enfants confrontés aux entrailles de la société adulte. Quelques idées de mise en scène, qui ne suffisent pourtant à figurer par l’image et par le son l’acmé exigée par le scénario. Reste une tentative honnête.
Créée
le 26 mars 2025
Critique lue 17 fois
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