Mayday a la simplicité de l’amitié unissant un pilote américain et un ancien agent du KGB, fait naître le comique des situations mises en scène qui, comptent tenu de leur ancrage historique et du sérieux que ce dernier suppose, prévalent sur la blague ou le gag : on s’amuse ainsi du décalage produit par la fascination de Nikolai pour un pays avec lequel l’URSS est en guerre, pays qu’il ne connaît que par les représentations qu’en font les œuvres de la pop culture (Top Gun, Bruce Springsteen etc.), et des stéréotypes dont dispose Troy sur la prétendue hostilité froide des Soviétiques. Les réalisateurs trouvent un équilibre entre légèreté et gravité, chantent la réconciliation des peuples et prolongent ce qu’entreprenait déjà magnifiquement un autre binôme de cinéastes, Phil Lord et Chris Miller, sur Project Hail Mary (2026) et, de manière plus générale, dans l’ensemble de leur cinéma. Leur réalisation, dynamique, regorge d’idées de cadrages ou de mouvements de caméra restituant le point de vue de l’un des personnages et anticipant avec malice les catastrophes à venir. Une réussite portée par deux comédiens à la complicité contagieuse.