J'ai beaucoup réfléchi avant d'attribuer cette note et d'écrire ces quelques lignes. Je parie sur l'avenir. Ce film m'a laissé décontenancé. Vraiment. Puis n'a cessé de me hanter. Et a généré de longs moments de discussion entre amis cinéphiles, remplis de doutes, d'interrogations, de décryptages mais aussi d'admiration face à cette débauche de virtuosité technique. Preuve qu'à l'évidence il s'est passé quelque chose. Le grand Coppola nous livre là son opus ultimum qui n'a rien de testamentaire, un projet grandiose qu'il remâchait depuis longtemps et dans lequel il a jeté toutes ses forces, y compris financières et avec une vitalité stupéfiante, à la manière d'un George Miller. Alors ? Immense et coûteux ratage ? Ou œuvre visionnaire et avant-gardiste ? J'opte pour la seconde option. Avec, en tête, la phrase de Beethoven concernant ses quatuors à cordes : " ça leur plaira plus tard" mais aussi le secret espoir de ne pas me tromper.