Vingt jours avant l'investiture de Donald Trump qui va le consacrer à nouveau POTUS, son épouse (et future first lady) Melania supervise les préparatifs de la cérémonie, qui se veut dispendieuse.
A mes yeux, l'intérêt premier d'un documentaire est d'apprendre quelque chose. Or, non seulement je n'ai rien appris, mais la personne dont le film fait l'objet parait désagréable. Je ne juge pas son parcours, ni celui de son mari, mais ce que j'en vois ici, mais elle est clairement dans l'univers du luxe, où le moindre apparat vaut des fortunes, semble très loin des préoccupations des petites gens, avec toutes ces scènes avec ses costumiers où elle parle de fringues luxueuses, prenant un peu tout le monde de haut, dont le mot humilité semble absent de son dictionnaire, et qui ne se livre quasiment jamais. De sorte qu'à chaque fois qu'elle parle, on dirait des aphorismes comme si elle parlait à la postérité. Ce n'est sans doute pas l'intention de la filmer ainsi, mais elle me parait antipathique, et ça, c'est dur à voir durant toute la durée du documentaire. Alors oui, la carapace semble se fendiller à l'évocation de la disparition de sa mère, survenue en 2024, mais il n'y a aucune émotion qui en ressort de tout cela.
Y compris les scènes avec Donald Trump, où il y a comme une sorte de distanciation (voulue ?), quand ce ne sont pas les évocations des anciens présidents américains qui sont vite balayées, avec un plan de Joe Biden clairement pas à son avantage. C'est de la mégalomanie pure, hagiographique comme il n'est pas permis, et qui montre au fond que Melania Trump est une personne qui s'aime beaucoup et qui va tout faire pour qu'elle soit davantage admirée. Malgré ce déluge de critiques, je reconnais tout de même que c'est bien filmé, et l'utilisation de chansons connues (Billie, Gimme Shelter, Sunny....) a dû couter une fortune. Mais en tout cas, le documentaire mérite bien sa réputation désastreuse, et va même à l'encontre du genre, au point qu'on pourrait se croire dans une télé-réalité.