7
897 critiques
bas-fond
Moins ancré dans le drame social inscrit dans une veine réaliste à l’image de Brothers from Walled City (1982) mais n’en gardant pas moins une certaine vision des conditions de vie dans les...
le 19 juil. 2014
Produit au sein de la Shaw brothers, Men from the gutter (1983) est la troisième réalisation de Lam Nam Choi après un premier film co-réalisé avec (et pour) Danny Lee qui n'aurait qu'un intérêt relatif et Brothers From Walled City, un drame social très sombre. Quand on connait ses films à venir, Men from the gutter surprend par sa rigueur. On est là encore dans un thriller avec un forte tonalité sociale et une ambiance poisseuse, tendue et fataliste.
Nam Lai-Choi balance sa caméra dans les bas-fonds de Hong-Kong pour y suivre des malfrats, des mafieux et des policiers assez dépassés par les événements. La structure du scénario est assez déstabilisante avec plusieurs lignes narratives qui ne se recoupent pas forcément, ou alors indirectement : il y a d'un côté 4 malfrats qui décident de braquer l'argent d'une triade qui est elle-même traquée par un tueur désirant se venger. Et donc la police au milieu des règlements de compte, qui comme nous, essaie de recoller les pièces et comprendre les emboitements. On a presque l'impression d'avoir un deux en un. D'où une ambiance presque abstraite par moment d'autant qu'il y a assez peu de dialogues.
Évidement le scénario n'est qu'un accessoire et un prétexte à une fièvre et une rage teigneuses qui donnent des séquences d'actions impressionnantes par leur violence. Fusillade en plein jour et en pleine rue, combat urbain sauvage et intense et un final ahurissant d'un maîtrise et d'une précision technique époustouflante. Ce final dure pratiquement une vingtaine de minutes et voit le tueur en quête de vengeance jouer au chat et à la souris avec une trentaine d'homme de mains dans plusieurs entrepôts portuaires avant que les forces de l'ordre ne se mêlent à cette mini-guerre. Une vingtaine de minutes anthologiques qui ravit par le sens d'espace ébouriffant de Nam Nai-Choi signant un découpage d'une lisibilité parfaite avec de long plans larges qui ne perdent rien de la progression des comédiens dans le cadre. Les cascadeurs ne s'épargnent aucune chute ou choc tandis que le chasseur traqué court de toit en toit, bondit sur des échelles et s'en prend plein la tronche entre blessures par balles et collisions brutales.
L'approche conceptuelle du scénario empêche qu'on s'intéresse vraiment aux protagonistes qui demeurent de toute façon des coquilles vides (si ce n'est le quatuor de gangsters amateurs qui finissent par devenir touchant dans leur destin tragique) et l'aspect social aurait mérité d'être plus développé (façon Long arm of the law) mais le rythme qui gagne en accélération et surtout les scènes d'actions en font un polar clé du cinéma hong-kongais et une œuvre loin des délires bis à venir.
Créée
le 15 sept. 2017
Critique lue 325 fois
7
897 critiques
Moins ancré dans le drame social inscrit dans une veine réaliste à l’image de Brothers from Walled City (1982) mais n’en gardant pas moins une certaine vision des conditions de vie dans les...
le 19 juil. 2014
8
14203 critiques
Rôôôh mais quel film fou ! C'est un peu comme ces séries B ricaines où ça tire dans tous les sens et où le moindre impact crée des explosions énormes : moi ça me fait jubiler ce genre de film. Ici,...
le 30 juin 2016
6
2572 critiques
Quatre petits truands s'apprêtent à commettre une attaque de fourgon transporteur de fond tandis qu'un gangster cherche à se venger du mafieux qui l'a trahi. Leurs histoires vont se télescoper sous...
le 23 sept. 2017
7
751 critiques
L'ancien assistant de Kim ki-duk revient derrière la caméra après 6 ans d'absence. Il porte à l'écran une histoire vraie, elle-même plongée au cœur d'une page sombre de l'histoire sud-coréenne soit...
le 22 oct. 2017
9
751 critiques
N'ayons pas peur des mots : voilà un chef d'oeuvre déchirant. C'est une sorte de cousin Au Feu follet de Louis Malle avec cette solitude existentielle et son personnage dans une fuite en avant vers...
le 8 oct. 2014
7
751 critiques
Première réalisation de Kinuyo Tanaka qui fut longtemps l'égérie, pour ne pas dire la muse, de Kenji Mizoguchi. Pourtant ce dernier fut loin de la soutenir à passer derrière la caméra et lui mit même...
le 19 nov. 2016
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème