Mine de rien, c’est déjà le treizième film d’Olivier Baroux, le O de “Kad et O”. Parmi ces 13 métrages, on cherche toujours un film vraiment bon. En revanche, on reconnaît deux constantes, la comédie et un relatif succès public. Ici, il s’agit de miser sur la trombine de Tark Boudali de la bande à Fifi, valeur sûre de la lolitude régressive.
Jérôme est un menteur compulsif, à propos de tout et tout le temps. Jusqu’à présent, cette tare lui a plutôt bien réussi mais son entourage n’en peut plus. Un jour, et on s’en fout comment, ses mensonges passés deviennent la réalité.
L’intro et l’histoire des moines sont vraiment le piètre artifice qui permet d’entamer le pitch. Réellement, ça n’a pas d’autre intérêt que celui-ci. Et en effet, l’installation est un peu longue. Pour autant, on ne sait pas si on peut le reprocher au film tant les gags de la seconde partie dépendent des amorces de la première, comme un miroir. Le vrai délire commence quand toutes ces histoires imaginaires prennent vie. Et c’est efficace, d’autant plus que ça ne nous est pas expliqué et que c’est donc à nous de comprendre ce qui est en train de se passer. En comédie, la didactique est souvent l’ennemi du rire, c’est donc astucieux. Donc oui, on rit. L’interprétation en fait trop mais c’est le principe de l’exercice. Boudali et Artus tiennent bien leur rôle respectif et les seconds rôles ont ce qu’il faut de piquant. L’histoire d’amour n’est pas trop tarte même si elle n’est pas super crédible. À la mise en scène, rien à déclarer. Ni bon, ni mauvais, c’est fonctionnel.
Verdict ? Une comédie plutôt bonne dans le sens où elle transpire la bonne humeur et on y rit suffisamment souvent. Il va de soi qu’il conviendra de ne pas en attendre davantage.
La scène qu’on retiendra ? Celles avec la femme du frère sont drôles, la dernière en particulier.