Série B typique des années 80, Messe Noire reste du moins à ce qu'il me semble la seule et unique réalisation de Eric Weston. Souvent précédé d'une réputation très élogieuse, voir carrément d'une aura de film culte, Messe Noire est pour moi une relative déception.
Le film s'articule sur une mécanique maintes fois utilisé de Carrie à une tonne de slashers avec l'histoire d'un jeune homme trop fragile qui décide de se venger de celles et ceux qui l'auront opprimé auparavant. Ici c'est le rondouillard, maladroit et orphelin Coopersmith qui fait les frais des comportements de ses camarades et tuteurs dans l'enceinte d'une académie militaire. Le jeune homme va alors se venger en évoquant les enfers à l'aide d'un ordinateur et d'un vieux grimoire... Le premier défaut de Messe Noire est sans doute sa très et bien trop longue mise en place qui dure pas moins de 75% du métrage sans pour autant parvenir à rendre le personnage de Coopersmith vraiment attachant. Il faudra donc attendre les dernières minutes pour que enfin la vengeance s'accomplisse et que le film trouve enfin matière à réjouir l'amateur de cinéma d'horreur. La scène finale dans l'église à grands coups d'épée vengeresse en pleine tronche et quelques attaques féroces de cochons donnent soudain l'envie de juger Messe Noire avec un peu plus d'indulgence même si la vision du personnage lévitant dans les flammes avec les cheveux en l'air et l'air halluciné prête souvent plus à sourire qu'à vraiment flipper.
Si vous cherchez un classique de l'horreur comme on le présente souvent vous serez sans doute déçu, en revanche sur le registre de la série B horrifique Messe Noire fait le boulot