METEORS ambitionne beaucoup : hommage, lanceur d’alerte, ou encore témoin du monde rural… Mais, comme ses personnages, il finit par boire la tasse, noyé dans un amas de sujets, ivre de toutes les possibilités scénaristiques.
Contrairement à PETIT PAYSAN, premier film du réalisateur, qui frappait par sa pudeur et sa justesse, l’abstraction prend le dessus dans METEORS. Coincé dans une diagonale du vide, géographique et scénaristique, il ne reste que peu de place pour l’espoir.
La technique en témoigne : montage alterné, cadrages zénithaux, colorimétrie grise, ambiance moite et décors froids. Le film ne laisse que des étiquettes stigmatisantes à ses personnages : le paumé, le rêveur enivré et l’ambitieux. Il est cependant bon de saluer le jeu des trois acteurs, réel point fort du film, dans cette histoire d’amitié fusionnelle.
METEORS est donc un film candide, aux intentions louables mais à l’ambition trop grande.