Les plus :
- Réalisation dynamique et mise en scène parfaitement lisible (pas de shaky cam !), avec des scènes de poursuite vraiment prenantes.
- Une volonté de respecter l’original et de faire plaisir aux fans : même si l’histoire diffère, on retrouve le triangle amoureux et des clins d'oeil qui font plaisir (la pioche dans la gorge, la victime dans la machine à laver, les ampoules détruites dans le tunnel, les vêtements suspendus dans la mine...).
- Les meurtres sont nombreux et très gore, avec une bonne dose d’effets pratiques et une inventivité certaine (la naine clouée au plafond !). C'était pas encore du Terrifier, mais largement de quoi satisfaire les amateurs.
- Le tueur est extrêmement intimidant : brutal, nerveux, et sans rien à envier à Jason - au contraire !
- Vu en 2D, mais les effets pensés pour la 3D passent étonnamment bien. Quelques plans sont vraiment marquants, comme le coup de pioche dans le masque en vue subjective à la toute fin.
- Le whodunit fonctionne bien, même si le film triche un peu pour nous tromper...
- Mention spéciale à la blondasse Betsy Rue, à poil durant une scène entière, full frontal, assez osé pour un slasher mainstream de l'époque !
Les moins :
- Autant c'est bien filmé, autant la photo est complètement foirée, avec un rendu visuel proche du téléfilm, vraiment dommage. Pour moi c'est le gros point noir du film.
- Les ajouts numériques sur certains effets pratiques sont trop visibles et paraissent de nos jours un peu cheap, on aurait pu s’en passer.
- Tom Atkins n'a qu'un petit rôle où il semble fatigué et s'en foutre royalement (impression confirmée un commentaire audio que j'avais écouté).
- J'avoue que ça ne m'a trop dérangé mais Jensen Ackles, le beau gosse de Supernatural, joue un peu comme un âne.
En tant que fan du film de 1981, j’ai vraiment apprécié cette revisite qui respecte le matériel d’origine tout en livrant une version plus bourrine. J'avais aimé à la sortie et je confirme aujourd’hui tout le bien que j’en pense. Lussier, monteur attitré de plusieurs films de Wes Craven (Scream, entre autres), signe une mise en scène parfaitement rythmée et découpée. Le film démarre bille en tête, comme si on attaquait directement par le dernier acte, et enchaîne les meurtres à un rythme effréné. Un des meilleurs slashers des années 2000.