Que faire quand, alors qu’il est déjà difficile de joindre les deux bouts, le coût de la vie augmente ? C’est la question que va se poser Miso, elle qui pour garder un certain confort va décider d’abandonner ce qui semblerait inconcevable dans une liste de plaisir à sacrifier : son propre toit.
À vrai dire, Miso, on la comprend. La crise du logement à Séoul est l’une des plus importantes, et trouver une habitation décente est un sacré parcours du combattant. Entre l’humidité inquiétant la salubrité des lieux, les loyers exorbitants pour des pièces ridicules qui n’ont d’appartement que le nom, la réalité des logements en entre-sols (vous vous rappelez la piaule des Kim dans Parasite ? C’est monnaie courante dans les grandes villes coréennes), se loger décemment est un luxe réservé aux classes les plus aisées. Sauf que les choix drastiques qu’elle entreprend ne sont pas dus à la hausse des loyers, mais celle du prix de ses addictions. En effet, c’est en réalisant qu’elle serait contrainte d’arrêter de fumer (et le prix du paquet passant littéralement du simple au double, on imagine la frustration) qu’elle décide de franchir le pas, et de choisir ce qu’elle est prête à arrêter. Qu’est-ce qu’un toit bien à soi lorsqu’on a des amis ?
La critique en intégralité : https://onsefaituncine.com/2020/06/04/microhabitat-basta-capital/