Sorte de rencontre entre E.T. (Steven Spielberg, 1982) et Zathura: A Space Adventure (Jon Favreau, 2005), lui-même issu de Jumanji (Joe Johnston, 1995), The Last Mimzy imagine le voyage sur Terre d’une peluche et d’accessoires dotés de pouvoirs magiques – regardés ainsi par les personnages – que le futur nous envoie pour nous transmettre un message. L’idée aurait pu fonctionner si une mise en scène l’avait prise en charge, hélas ici aux abonnés absents : les cadrages sont approximatifs, les mouvements de caméra donnent la nausée, l’éclairage puis l’étalonnage surprennent par leur franche laideur… Dès lors, puisque la réalisation ne dit rien, les dialogues se doivent de concurrencer ce déficit par une explicitation croissante des enjeux : le séjour dans le laboratoire ne sert ainsi qu’à permettre au scénario, par le biais des adultes réunis, de fournier au spectateur toutes les clés de compréhension nécessaires à la suite des aventures – mais étaient-elles nécessaires ? Nous retiendrons quelques séquences fonctionnelles et, surtout, la partition musicale d’Howard Shore, seule à apporter un peu de légèreté et de poésie à un divertissement impersonnel.