Steven Spielberg ne s'attendait sûrement pas à être instrumentalisé par Tom Cruise en adaptant Philp K. Dick et pourtant cela fut le cas. En endossant le rôle d'un père policier victime d'une machination du système, Tom Cruise renouait avec la rhétorique habituelle de la scientologie, la lutte des élus divins contre les règles de la civilisation. Et c'est bien ce récit qui nous était narré en sous-texte, celui d'un état oppresseur et corrompue contre lequel se dresse un surhomme aux capacités exceptionnelles capable de tout endurer grâce à sa condition quasi divine. Tout est dit.