Notes sur le film : Après les réussis The Body (2012) et L’Accusé (2016), l’Espagnol Oriol Paulo se lance dans le thriller impliquant le concept du voyage dans le temps, ce qui signe son ambition, ce type de récit n’étant jamais simple à mettre en œuvre. Or, le réalisateur s’en sort parfaitement bien, en particulier parce que son scénario est assez inattaquable, en introduisant un cœur battant au milieu des théories de la fiction et de la logique propre à la narration. Presque un anti-Christopher Nolan, donc, puis que le cinéaste ne semble pas vouloir noyer son audience sous la froideur du calcul et l’implacabilité de la réflexion, pour rester constamment intelligible. Et si Mirage réserve son lot de twists, procédé désormais bien identifié à ce cinéaste doué, le fait de devancer leur révélation n’anéantit pas le film sur lui-même : ce qui est toujours le propre des bons films, et ici d’un bon thriller.