Ethan Hunt doit récupérer un virus mortel baptisé "La Chimère", qui a été volé par un ancien agent de l’IMF. Pour parvenir à l’approcher, il va faire appel à son ex-petite amie…
Malgré toute la sympathie que je peux éprouver à l’égard de John Woo, force est de constater que le réalisateur accumule les tares pendant les 2h que compte son film. Oubliez la maestria dont avait pu faire preuve Brian de Palma dans le premier opus de ce qui deviendra rapidement une franchise lucrative. Cette fois-ci, le réalisateur chinois met les pieds dans le plat et en fait des caisses au niveau de la mise en scène.
Comme à son habitude, il nous balance à la gueule ses fameux plans au ralenti en veux tu en voilà. En choisissant de se focaliser sur la relation entre Ethan Hunt & Nyah Hall, le film devient rapidement rébarbatif et contemplatif (clairement, toute la première partie du film s’avère ennuyeuse et particulièrement chiante, compte tenu du faible intérêt qui s’en dégage). Il faudra attendre 1h pour qu’enfin tout cela devienne intéressant (lorsque Ethan Hunt s’infiltre dans le laboratoire de Biotech).
L’ennui avec ce second opus, c’est qu’il brasse du vent continuellement pendant toute la première partie et John Woo semble se complaire à aligner comme des perles ses éternels ralentis et gros plans sur des regards profonds (ça en devient même gênant par moment). Les plans se suivent et se ressemblent, mais la palme du pire, c’est lorsqu’il nous rejoue une séquence de Volte/Face (1997) avec l’envol des colombes au ralenti.
Au final, tout ça finit par devenir lassant et il ne faudra pas trop compter sur les scènes d’action pour sauver le reste, puisqu’une bonne partie d’entre-elles frisent le ridicule et pour cause, elles font carrément un bon gros fuck aux lois de la gravité (la poursuite en voitures qui tournoient au ralenti ou encore celle en motos).
On comprend difficilement les choix de Tom Cruise (pourtant coproducteur), en dehors de toujours vouloir tirer la couverture à soi (comme toujours, le film est à sa gloire et il ne se refuse rien). Se serait-il trompé de film en se croyant dans une pub de 2h, lui qui arbore fièrement un brushing toujours impeccable et ce, en toute circonstance ? Même le score de Hans Zimmer en fait des caisses avec ses chants grégoriens, décidément, on espérait mieux après une brillante première adaptation.
(critique rédigée en 2012, réactualisée en 2023)
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La franchise au complet :
│ Mission: Impossible (1969) ★☆☆☆
│ Mission: Impossible (1996) ★★★★
│ Mission: Impossible 2 (2000) ★☆☆☆
│ Mission: Impossible III (2006) ★★★☆
│ Mission: Impossible - Protocole fantôme (2011) ★★★☆
│ Mission: Impossible - Rogue Nation (2015) ★★★☆
│ Mission: Impossible - Fallout (2018) ★★★★
│ Mission: Impossible - Dead Reckoning (2023) ★★★☆
│ Mission: Impossible - The Final Reckoning (2025) ★★☆☆