La saga abandonne désormais la formule "à chaque film un réalisateur différent". Désormais c'est bien Christopher McQuarrie qui restera à la barre pour le reste de la franchise. C'est dommage d'autant que les films pourront se ressembler entre eux, pour le meilleur comme pour le pire (j'espère pas, je croise les doigts pour le chapitre final).
Ce 6e épisode a la particularité d'être une suite directe de son prédécesseur (les précédents étant plus modestes en allusions) puisqu'il reprend les mêmes antagonistes : Le Syndicat ("Les Apotres") et Solomon Lane. Heureusement le scénario propose des nouveaux personnages qui nous réservent des surprises. Ethan Hunt est même confronté à des dilemmes lourds renforçant la dramaturgie. On ne peut donc pas enlever à cette histoire ses rebondissements proposés. Les scènes d'actions (surtout les courses poursuites) ont toujours autant d'envergure. Il faut dire que les paysages de Paris, Londres et de Norvège (simulant le Cachmire) servent assez bien le spectacle. Le long-métrage comprend même quelques plans en IMAX vertigineux (chute opérationnelle et course poursuite finale). Mais j'ai parfois trouvé le film long (2h28) tant au niveau du dialogue que de l'action. Peut-être est-ce un dosage déséquilibré entre les deux.
Côté acting je n'ai pas grand chose à dire. Je suis content de retrouver des habitués de la saga droits dans leurs botes : Tom Cruise, Ving Rhames, Simon Pegg, Rebecca Ferguson, Michelle Monaghan et Sean Harris. Je suis plutôt content des nouveaux venus : Angela Bassett, Henry Cavill, Vanessa Kirby (dont le personnage est la fille de Max, la trafiquante d'arme du premier film).
Mission Impossible : Fallout demeure un opus qualitatif de la saga puisqu'il assure un spectacle ambitieux. À mon sens son principal défaut réside dans le dosage de sa durée.