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le 14 déc. 2011
SuivreEpiphanie
Ou comment, en deux heures et dix minutes, un réalisateur de films d'animation remet au goût du jour l'actioner décomplexé. Faisant fi du scénario inconsistant (et c'est bien là le principal problème...
Les producteurs sont allés chercher un réalisateur de films d'animation, Brad Bird (Le Géant de fer, Les Indestructibles, Ratatouille). Pour un premier essai en prises de vues réelles il s'en sort avec tous les honneurs. Je trouve qu'avec ce scénario on revient dans un esprit davantage espionnage que le 2e puis le 3e opus davantage tournés vers de l'action teintée de romantisme. On a le droit à une intrigue sur une menace nucléaire, classique, mais diablement efficace. Dans cet épisode l'IMF est dissoute, de quoi apporter de la tension car l'équipe de Ethan Hunt ne sera pas couverte. Détail singulier : Dans ce scénario il y a des ratés (auto-destruction du message de mission qui ne marche pas, machine à masques, échecs de missions ...). On peut aussi ressentir à partir de cet épisode une volonté de sa rapprocher d'un espionnage à la James Bond (déjà source d'inspiration pour la série télévisée Mission Impossible).
Ce qui est génial avec cette histoire c'est qu'on voit des pays nouveaux : Moscou (Russie), Dubaï (Émirats Arabes Unis) et Bombay (Inde). La bande originale de Michael Giacchino empreinte intelligemment le style musicaux des ces environnements. Par ailleurs ceux-ci sont très bien mis en valeur grâce à toutes les idées de mise en scènes du réalisateur. Cela est renforcé par les effets spéciaux toujours aussi soignés. Il suffit de voir l'incroyable séquence d'escalade de la Burj Khalifa pour comprendre (une des cascades la plus mémorable de la saga à ce jour). Naturellement reste du long-métrage est truffé de scènes d'actions satisfaisantes (évasions, courses poursuites), bien plus que dans les opus précédent. Dernier détail pour ce qui est de la forme : le générique du film est réussi car il recherché (intégré à la narration).
On sait à partir de ce film que Simon Pegg (déjà présent dans MI3) va être un abonné de la saga dans le rôle de Benji Dunn apportant un humour léger. Jeremy Renner (William Brandt) est correct. Idem pour Paula Patton. En revanche l'acteur (Michael Nyqvist dans le rôle de Kurt Hendricks / Cobalt) jouant le méchant est pas dingue. Par contre Léa Seydoux en tueuse à gage, aller savoir pourquoi, ça fonctionne super bien. Au casting on retrouve également Josh Holloway, Tom Wilkinson puis même Ving Rhames et Michelle Monaghan. Enfin les plus observateurs auront reconnu Andreas Wisniewski apparu en homme de main et/ou garde du corps dans Tuer n'est pas jouer (1987), Piège de cristal (1989) et Mission Impossible (1996). Tom Cruise a je trouve plus d'assurance dans son rôle. Il faut dire qu'il commence à avoir de l'expérience sur sa franchise produite depuis 15 ans. Cruise à partir de cet épisode apparait plus humble puisqu'il essentialise l'esprit d'équipe laissant de la place à ses partenaires (Hunt n'est plus le seul personnage apparaissant sur les affiches) malgré sa position de chef de mission.
Ce 4e opus est une réussite. Il démontre une volonté de proposer un divertissement supérieur à un simple film d'action. L'intrigue d'espionnage fonctionne et est porté par des personnages convaincants. À ce stade la saga est sur de bons rails pour s'envoler vers le rang des grands films d'actions/espionnage.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films avec Tom Wilkinson, Les meilleurs films avec Tom Cruise, Les meilleurs films de la Paramount, Les films avec des archives et Les meilleurs films avec Ving Rhames
Créée
le 6 mai 2025
Modifiée
le 7 mai 2025
Critique lue 27 fois
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le 14 déc. 2011
SuivreOu comment, en deux heures et dix minutes, un réalisateur de films d'animation remet au goût du jour l'actioner décomplexé. Faisant fi du scénario inconsistant (et c'est bien là le principal problème...
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le 24 févr. 2016
SuivreIl y avait quelque chose d’assez réjouissant dans cette réactivation de la franchise en 2011, initiée par une jolie version de De Palma 15 ans plus tôt et plus ou moins malmenée par la suite. Aux...
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le 5 avr. 2012
SuivreJ'appellerais bien Brad Bird de tous les noms d'oiseaux. Voilà la preuve (s'il en fallait une) que réaliser des films Pixar et faire du cinéma avec des vraies caméras et des ( ... ) acteurs sont deux...
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le 9 sept. 2024
SuivreBon je n'ai pas boudé mon plaisir pendant le premier visionnage en avant-première.Oui Burton n'a pas perdu la main quant à l'inventivité qu'on lui connait. Il est bien de retour après sa dépression...
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le 3 mai 2024
SuivreCela se regarde étonnamment très bien sans avoir vu l'original. Un peu à la manière du préquelle The Thing (2011) on va chercher à répondre à certaines interrogations laissées en suspens dans son...
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le 17 juil. 2024
SuivreÀ part raccourcir certaines séquences cette version n'apporte que quelques scènes intéressantes :...
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