Un avocat sans le sou accepte une petite affaire où il apparait tout de suite qu'il est manipulé.
Cette comédie policière d'après Gaston Leroux est méconnue et ne fait pas partie des films avec Louis Jouvet les plus fameux, ceci précisé parce que je suis un grand fan de l'acteur. L'explication provient la médiocrité du film de Siodmak et de la prestation pas très réussie, dans un rôle secondaire, de Jouvet.
Le film est conçu pour le couple Edwige Feuillère-Fernand Gravey, impliqué dans des incidents qui, sans surprise, favorisent une histoire sentimentale. Lui est docile et amoureux, elle est fourbe et menteuse. De quoi faire deux jolis portraits de comédie. Malheureusement, et c'est la grande faiblesse de la comédie, leur relation tout en chamaillerie ne fonctionne pas. La faute à une mise en scène pas du tout à la hauteur, pas plus dans le registre de la comédie de caractères ou la fantaisie sentimentale que dans l'intrigue policière.
La réalisation de Siodmak parait confuse d'une part, et surtout, elle manque, d'autre part, de cette subtilité narrative qui aurait peu rendre le duo vedette séduisant et spirituel -au lieu de quoi, il est balourd - et leurs mésaventures de cambrioleurs amusantes. Le sujet prend une tournure bavarde et explicite, là où il était possible et préférable de louvoyer et de surprendre. Les dernières séquences
-celles du procès-
sont à l'image du film (et, généralement, des séances de tribunal au cinéma) : grossières et ratées dans leurs proportions comiques.