Daniel est charpentier et il fait une crise cardiaque. Ses médecins sont formels il ne peut reprendre le travail. Pourtant l'administration décide que oui. C'est alors un combat pour essayer de " toucher " cette aide vitale (pour l'incapacité de travailler) et une comédie pour avoir les aides de demandeurs d'emplois sans vraiment essayer d'obtenir un emploi.
Il rencontre une jeune femme, mère de deux enfants qui ne trouve pas d'emploi, qui vit dans un logement social et nourrit ses enfants grâce à la banque alimentaire. Ils s'entraident comme ils peuvent face à l'intraitable système et une amitié touchante se créée.
C'est mon premier film de Ken Loach mais je ne tarderai pas à en visionner d'autres.
J'aime les romans sociaux, le réalisme et je suis heureuse de découvrir ce thème que j'aime tant sous un tout autre format.
Le film est un moyen artistique et ludique de faire passer un message très fort sur la misère sociale. Moi, Daniel Blake détruit l'idée du " quand on veut on peut ", il montre l'inhumanité de la machine administrative et qu'elles sont les effets chez les gens ordinaires des décisions politiques. En effet, il ne suffit pas de volonté et les personnes qui obtiennent des aides ne sont pas des fainéants et des assistés. Le discours actuel rentre en contradiction avec la réalité exprimée dans le film. Il donne des visages, des noms et rend une vie à ceux qui ne sont que des statistiques et qui sont tant maltraités par les discours politiques.
Si vous le souhaitez, il y a un livre très court d'Edouard Louis qui s'appelle Qui a tué mon père ? L'auteur revient sur le parcours de son père (une histoire similaire à celle de Daniel Blake).
Il y a également un court dialogue entre Daniel Blake et Edouard Louis qui s'intitule
Dialogue sur l'art et la politique. C'est ainsi que j'ai découvert ce réalisateur.