Rien de révolutionnaire mais ça marche pas mal. Déjà parce que le matériel de base est exceptionnel et surtout parce qu'il est plutôt bien rendu : si on ne s'attache pas trop à la nuance, on peut rentrer en empathie avec Tonya & Jeff et ça vaut le coup. La narration se fait par des interviews croisés et souvent contradictoires qui n'hésitent pas à casser le 4ème mur ce qui donne lieu à des moments vraiment drôles à défaut d'être novateurs. La caméra en fait un peu des tonnes mais c'est parfois très bon, notamment les scènes de patin. Les personnages qui manquent de nuances restent drôles, surtout Paul Walter Hauser de Richard Jewell en loser mégalomane. C'est avant toute une vraie consécration pour Margot Robbie encore une fois stratosphérique dans un rôle loin du cliché de la pinup mais plein d'émotions, de colère, de solitude... (par contre faut arrêter de la faire jouer des meufs de 15 ans svp c'est ridicule) Pas fan de la soundtrack qui passe que des classiques impersonnels qui ne collent pas au film du coup. Let's go.