Dans une version de New York des années 80, peuplée d'animaux, Dog se sent terriblement seul. Un jour il achète et monte un robot en kit, qui deviendra son meilleur (et seul) ami. L'extase commence, jusqu'à un jour fatidique à la plage qui les chamboulera tous les deux.
Si l'affiche peut laisser penser que l'on a à faire à un film simplet pour enfants, détrompez-vous. D'ailleurs je ne recommanderai pas vraiment le film aux plus petits.
D'abord sur l'animation, "Robot Dreams" est assez recherché. Les expressions apparaissent simples mais offrent beaucoup de subtilité. Tandis que les décors fourmillent de détails qui rendent l'univers immersif. Marques réelles, mini gags, référencent cinéphiles pertinentes...
Mais c'est évidemment sur le fond que le film se démarque. "Robot Dreams" aborde de manière très adulte et fouillée les thématiques de la solitude, de l'amitié... et du deuil. Le film trouve le bon équilibre, ne restant jamais trop longtemps dans le feelgood, ne sombrant pas non plus dans le tire-larme. Pablo Berger sait doser les émotions, alternant entre des moments joyeux, et d'autres plus amers ou tristounet... comme dans la vraie vie.
Le tour de force étant que "Robot Dreams" ne contient aucun dialogue. Les expressions faciales et les situations suffisant amplement à faire passer les expressions des personnages, et à développer ses thèmes élaborés.