Ce qui est beau dans ce film, c'est qu'il vous parle : à vous, à moi. L'histoire d'un homme qui se lasse de son quotidien : celle d'un père de famille ayant des enfants et étant marié depuis 30 ans. Forcément, la routine s'installe, le mari s'emmerde et se désespère de ses gosses, la femme et sous prozac et boit (mais un verre par jour ! ). Le film et son dénouement montreront que l'on découvre la valeur d'une chose seulement lorsqu'on la perd : ces choses (fonder une famille) sont peut-être source de regret (le père n'hésite pas à dire qu'il regrette d'avoir eu des enfants, sans pression, ce qui prête à sourire) mais qu'est-ce qu'il reste lorsque cela s'envole ? Le film est donc très beau lorsqu'il touche à ces choses là : certes, fonder une famille à certainement empêcher notre personnage d'écrire (un auteur qui a des enfants ? un auteur est plutôt celui qui vit seul et misérable) à certaines égards, mais ce qu'il a fait est aussi beau avec sa femme.
Seulement, voilà. Le film touche l'universel... mais avec un manque complet de délicatesse ! Nous devinons la fin après seulement cinq minute de visionnage, et les dialogues (bien que hilarants) sont complétement dénues de réalité, et s'ils prêtent volontiers aux rires, ils frôlent la caricature : on devine aisément qui a écrit le scénario. Tout ça est un film grand public ! ça reste très conventionnel.
Mais un bon film pour conclure.