Bastien est une petite main dans le monde de la production TV. Un jour, il a l'opportunité de passer le week-end chez son idole et patron, Jean-Louis Broustal, producteur peu scrupuleux. Bastien pense pouvoir préparer une émission dont il a eu l'idée, mais son patron a autre chose en tête...
Première réalisation de Guillaume Canet, et l'on reconnait déjà sa patte. Telle que l'utilisation de musique pop rock modernes, plusieurs plans assez travaillés (ralentis, petits plans-séquences). Et aussi sa bande de potes. Gille Lellouche dans un petit rôle, Laurent Lafitte qui fait une fugace apparition. Ou sa femme de l'époque, Diane Kruger, dans un rôle important (et oui, on oublie qu'avant son fameux couple avec Marion Cotillard, Guillaume Canet était marié à Diane Kruger !).
Sur le papier, cela parait sympathique. D'autant que ça commence par une critique facile mais amusante du cynisme de la TV des années 2000. Détail amusant : cette introduction semble parodier l'émission "Y'a que la vérité qui compte", qui n'a pourtant débuté que quelques mois avant la sortie du film. Comme quoi la critique était pertinente.
Mais une fois que Bastien débarque chez le producteur, les choses ont tendance à s'enliser. Guillaume Canet est convaincant en jeune premier aux dents longues mais sans les épaules qui vont avec. François Berléand s'éclate en producteur infect qui a une idée derrière la tête. Diane Kruger s'amuse en femme trouble, bien que sous-exploitée par le scénario. Sauf que tout ceci est un peu répétitif, et que le malaise n'est pas assez fort.
Quand arrive la révélation sur la raison de la présence de Bastien, on se dit un peu "tout ça pour ça ?". Heureusement, la dernière partie rebat un peu les cartes, avec une montée de tension et une petite traque bien sentie. Dommage que le film n'ait pas développé ce volet plutôt que les confrontations entre Bastien et son patron.