Ce film raconte l’histoire d’une fille qui veut “sauver” sa mère de la prostitution, mais celle-ci refuse tous les autres boulots.
Il apporte quelque chose de nouveau à ce thème classique car la fille se prostitue pour des clopinettes [27’10 et 1h03] ou pour payer le loyer [1h14] et puis professionnellement [1h18].
On ne comprend pas bien pourquoi car, contrairement à ce que sous-entend la réalisatrice, la prostitution n’est pas héréditaire.
C'était le lieu commun des hygiénistes du XIXe siècle.
La prostitution et les hygiénistes du XIXe siècle, La Marseillaise :
La paresse, la gourmandise, la débauche héréditaire, la prostitution clandestine, l'abandon complet et le dégoût du travail, telles sont, comme on l'a vu au chapitre précédent, et comme nous le démontrerons encore, les vraies sources de la prostitution publique.
Les amateurs de détails filmiques remarqueront les aisselles non épilées de Dana Ivgy et Ronit Elkabetz [21’10].
Lire aussi :
- Julien-François JEANNEL, De la prostitution dans les grandes villes au dix-neuvième siècle et de l'extinction des maladies vénériennes, BNF, 1874.
- Études anthropométriques sur les prostitués et les voleuses, Bulletins et Mémoires de la Société d'Anthropologie de Paris, 1892.