8
le 28 févr. 2015
SuivreL'art du regard
Monika (aussi appelé Un été avec Monika ou encore Monika et le désir) est un de ces films qui valent le détour au moins pour une de leurs scènes. Le regard mélancolique de Harriet Andersson, qui...
Critique rédigée en mai 2020
Deux jeunes gens se retrouvent réunis par une liaison sentimentale et décident de partir en vacances, solitaires sur une île éloignées de la capitale suédoise. Or, lorsque la saison estivale s'achève, le temps se refroidit et s'assombrit, les vivres viennent à manquer, et ils sont contraints de rentrer, de retrouver la grande ville d'où ils viennent, de reprendre leur place dans les cycles du travail et de la famille... d'autant que la femme, Monika, apprend qu'elle est enceinte.
À la fin de cet Été avec Monika, sorti en 1953, se ferme sa parenthèse solaire : les deux jeunes protagonistes, Harry (Lars Ekborg) et Monika (Harriet Andersson), ont vécu comme Adam et Eve, c'est-à-dire à l'état de nature. Les voici donc chassés d'un certain paradis.
La mer s'agite, et le ciel est terne. On assiste à un constant jeu expressionniste, relevant d'une ambiance romantique, par le biais des éléments naturels, ces derniers s'accordant aux sentiments et à la destinée de ses personnages.
De retour à Stockholm, l'aspect planant sur la capitale est maussade, voire menaçant. Un parcours entre deux lieux concrets de vie, l'île déserte et Stockholm, deux environnements se rencontrent, un monde pour eux et un autre plus étriqué, amorçant ainsi la naissance de l'enfant du couple.
Tout le long du métrage, certains personnages sont maintenus hors-champ: en choisissant de ne pas les personnifier, Ingmar Bergman fait de leur voix, non celle de personnages en chair et en os, mais plutôt celle de la fonction qu'ils occupent, par exemple, le pasteur de la dernière demi-heure. C'est avant tout la voix d'une institution !
Harry est un héros infantile dont la déconnexion avec le monde réel se manifeste à maintes reprises. Il connaît son moment fort dès la séquence du retour, moment clé du récit.
Monika nous rend ainsi sensible à la coexistence de deux dimensions humaines, au sein d'une même position sociale.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de 1953, Les meilleurs films de vacances, Les meilleurs films d'Ingmar Bergman, Les meilleurs films se déroulant en été et Films étudiés ou vus à l'université (L1 / L2 / L3)
Créée
le 18 déc. 2020
Critique lue 102 fois
8
le 28 févr. 2015
SuivreMonika (aussi appelé Un été avec Monika ou encore Monika et le désir) est un de ces films qui valent le détour au moins pour une de leurs scènes. Le regard mélancolique de Harriet Andersson, qui...
10
le 29 août 2019
SuivrePoint culminant, tant stylistique que thématique, de la première partie de carrière d’Ingmar Bergman, Monika est un incontournable des romances estivales au cinéma. Aussi idyllique que...
8
le 7 mars 2013
SuivreAu regard de sa filmographie, Ingmar Bergman, ou comme j’aime amicalement l’appeler le Maître suédois, a traversé diverses périodes significatives dans sa vie de cinéaste. De ses réflexions...
9
le 27 juil. 2021
SuivreLe daron le plus néerlandais du cinéma français voit sa prestigieuse fin de carrière suivre sa lancée avec cette très intrigante adaptation biographique de l'abbesse Benedetta Carlini (Virginie...
9
le 17 déc. 2022
SuivreSnobant les salles obscures car trop intimidé par la sortie simultanée de la (au demeurant générique) suite du film avec les hommes bleus, Glass Onion: Une histoire à couteaux tirés n'en demeure pas...
9
le 14 sept. 2021
SuivreAisément considéré comme un des favoris du nouveau « cinéma vérité » français, le nouveau long-métrage de Cédric Jimenez, revenant après avoir joué les Friedkin avec son polar La French (2014), puis...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème