Arrêtons de suite les préjugés ou les malentendus, ce film ne prétends pas être autre chose qu'un film de monstres survitaminé inspiré d'un jeu video, et c'est très exactement ce qu'il nous vend et nous présente ici...
Rassurez-vous, les situations sont pour le moins invraisemblables mais ne cherchent nullement à l'être. Araignées géantes, Triceratops qui s'enfouie sous le sable, Dragons cracheurs de flammes, contrairement au jeu qui dispose d'une grande variété de créatures chimériques, les monstres présentés sont finalement assez familiers. On est loin de l'exotisme d'un Avatar, mais cela reste honnête et plutôt convainquant visuellement. Milla Jovovic, décidément en grande forme, continue à suivre les délires de son mari de réalisateur, Paul W.S Anderson (Event Horizon reste son meilleur métrage à ce jour). Je pensais que le dernier Resident Evil l'avait définitivement lessivée, mais elle rempile sans broncher, accompagnée de Tony Jaa (Ong Bak) fidèle à lui-même, devenant en quelque sorte son coach en art martial. La jolie surprise, en ce qui me concerne, est Ron Perlman (La guerre du feu, HellBoy, Alien Resurrection) qui retrouve son look déjanté d'homme des cavernes ! Lorsqu'il apparait sans maquillage, on a envie de régler son écran, que demander d'autres ?
Dans ce monde parallèle improbable, les Hélicoptères et Tanks de combat de l'armée américaine sont inefficaces, mieux vaut de bonnes grosses épées, une arbalète ou un arc et des flèches, c'est tellement logique ! De même, la meilleure façon de se déplacer est un vieux navire volant et bien sur, le chocolat ne fond pas en plein désert... Le visuel est plus homogène que celui du jeu pour ce que j'ai pu en voir, et semble s'éloigner de l'histoire originale davantage orientée heroic-fantasy ou japon médiéval. Petit clin d'œil anecdotique aux gamers en la présence du 'chat' cuisinier' qui les accompagne à la fin.
Je n'en attendais absolument rien et il m'a plutôt diverti dans son registre, il est honnête et correctement realisé, le rythme permet de tenir la distance sans s'ennuyer un instant. Et comme c'est désormais la norme pour ce type de production, il y a une scène post générique...