Moon 44 est une curiosité dans la filmographie de Roland Emmerich, l'architecte des grandes destructions hollywoodiennes. Je l'ai découvert très jeune, au début des années 90, et de souvenir, ce petit film de SF carcérale m'avait profondément marqué. Ici, pas de fin du monde ni de budget pharaonique. On est plongé dans un futur dystopique crasseux et violent (2044), où des criminels pilotent des machines dans des mines lunaires. Le film est sombre, tendu et étonnamment plus viscéral que ses superproductions ultérieures. Bien sûr, on voit le petit budget, mais Moon 44 se revoit aujourd'hui pour son ambiance brute, considérée par beaucoup comme ayant plutôt bien vieilli. C'est le plus intéressant de ses films. Si je devais compléter cette filmographie, je conseillerais également Universal Soldier (1992) et surtout Stargate (1994) – trois œuvres cohérentes, datant de sa première période, qui méritent une note similaire de 6/10 pour leur efficacité dans le divertissement SF.