7
le 23 juin 2013
SuivreMorgan, deux toits
Au premier abord, Morgan a tous les attributs du film british des sixties, que j'aime tant. C'est un peu foutraque et frapadingue, farfelu, parfois hilarant tout en étant prodigieusement ancré dans...
A ma grande honte, c'est le premier film de Karel Reisz que je découvre, c'est une merveille de comédie anglaise, primée à Cannes et qui a lancé les carrières de Vanessa Redgrave ainsi que David Warner.
Ce dernier est Morgan, un jeune homme qui a du mal à accepter le divorce avec sa femme, à qui elle lui reproche son comportement fantasque. Mais il veut la reconquérir à tout prix, l'arracher aux griffes de son nouvel amant, quitte à passer pour un gorille...
En lançant le film, je ne savais pas à quoi m'attendre, car je connais très mal la comédie anglaise de cette époque. La surprise n'en fut que plus belle, car on a là un spectacle rythmé en diable, qui emprunte aussi bien aux films muets qu'à King Kong, en passant par un pastiche de Western, le tout avec des acteurs formidables. Ce n'est pas pour rien si Vanessa Redgrave a eu un prix à Cannes pour ce rôle.
Quant à David Warner, il parait déjà intense, et qui plus est avec la particularité de son personnage. Il est passionné par les animaux, à tel point qu'il imagine des scènes qu'il voit avec des singes, des lions, des zèbres, et il lui suffit de voir une scène de Kign Kong au cinéma, où le gorille kidnappe Fay Wray pour se dire qu'il pourrait en faire autant. Le personnage est très intéressant dans le sens où il parait soit immature (avec la voiture de son ex-femme qui lui sert de maison, lavabo compris !), soit fou, mais en tout cas, il n'a pas l'air d'avoir les pieds sur terre, ainsi qu'avec les conventions sociétales de l'époque. Jusqu'à cette superbe scène où il reproche à ses parents de ne pas être né animal...
Issu du courant Free cinema des années 1960, l'équivalent de la Nouvelle Vague française, Karel Reiszsigne une grande réussite, qui emprunte à la fois à la folie des films muets, à cette liberté de ton chérie de cette époque où les extérieurs furent légion, ainsi qu'à l'excellence de la mise en scène et du montage, qui fait que ça reste constamment rythmé.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Mes films du mois.
Créée
le 17 août 2018
Critique lue 190 fois
7
le 23 juin 2013
SuivreAu premier abord, Morgan a tous les attributs du film british des sixties, que j'aime tant. C'est un peu foutraque et frapadingue, farfelu, parfois hilarant tout en étant prodigieusement ancré dans...
5
le 24 août 2014
SuivreDe Karel Reisz jusqu'ici, j'avoue ne pas avoir vu grand-chose (même pas "La Maîtresse du lieutenant français", honte sur moi !!!) si ce n'est "Isadora", biopic sur la danseuse anticonformiste Isadora...
6
le 15 juin 2021
SuivreUn peu décevant. Le personnage est attachant et intéressant. Les situations aussi pour la plupart. Mais c'est décousu et pas assez approfondi, on reste souvent sur sa faim et puis on ne sait pas où...
3
le 7 août 2022
SuivreAu XVIIIe siècle, sur le territoire des Comanches, une jeune indienne, Naru, va devoir faire face à une créature inconnue qui a le pouvoir de disparaitre... Le carton de Predator, le film signé John...
3
le 18 févr. 2022
Suivre(Près de) cinquante ans après les évènements du premier Massacre à la tronçonneuse, des jeunes influenceurs reviennent dans la petite ville du Texas qui est désormais considérée comme fantôme afin de...
7
le 11 nov. 2012
SuivreLongtemps attendues, les mémoires de Arnold Schwarzenegger laissent au bout du compte un sentiment mitigé. Sa vie nous est narrée, de son enfance dans un village modeste en Autriche, en passant par...